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1er mai 2011

paru le dimanche 1er mai 2011 , par Webmestre FSU58

Merci aux 500 personnes qui ont défilé à Nevers.

Après une prise de parole unitaire reprenant le communiqué national, chaque organisation syndicale a développé quelques points.
Ci-dessous le discours de la FSU 58 :

P.-S.

Pour la FSU je voudrais revenir sur trois points importants :
Le premier c’est l’espoir que portent les peuples, tunisiens, égyptiens en tête mais aussi libyens, syriens, du Yémen, du Bahreïn et d’autres encore. Espoir pour les travailleurs d’amélioration de leur conditions de vie, pour leur liberté partout dans le monde. Mais la FSU exprime sa plus profonde indignation face à la violence que les dictateurs encore en place opposent au mouvements de contestation de leur régime. Régimes qu’il y a peu de temps encore nos gouvernants soutenaient. Ce qui a sans nul doute été un handicap pour trouver une voie politique, diplomatique susceptible d’apporter une issue durable et juste, et de permettre aux peuples le libre choix de leur avenir ; à l’opposé de l’engrenage militaire auquel on assiste en Libye. Et on ne peut que s’indigner de la pratique du deux poids, deux mesures qui prévaut dans le traitement des conflits et dans la réponse aux répressions de civils.
Comme on peut s’indigner de l’utilisation de la situation des pays arabes pour stigmatiser encore plus les immigrés. Cette situation faisant suite au détournement sur la question de la laïcité autour de la seule question de l’islam, le gouvernement jette le trouble dans l’opinion et cherche à la diviser. Cette situation constitue, en l’absence de réponses, un terreau à l’idéologie de l’extrême droite.

Pour la FSU, l’heure est à la vigilance et à l’action avec toutes les forces syndicales et sociales afin d’imposer un autre modèle social avec des alternatives économiques pour que tous les citoyens bénéficient des droits fondamentaux.
Il faut des réponses aux questions auxquelles sont confrontés les salariés, les jeunes, les chômeurs et l’ensemble des citoyens. Les services publics et la Fonction publique ont un rôle important à y jouer.
Et ce n’est pas la voie vers laquelle on se dirige. En Europe, les plans d’austérité qui conduisent au démantèlement des services publics et des protections sociales se multiplient malgré l’opposition massive des salariés. En France la RGPP continue son œuvre de destruction. L’Éducation Nationale est étranglée par les suppressions de postes qui, malgré tous les rapports, les expertises, les alertes, seront encore d’actualité en 2012 d’après nos ministres.
Après les rallyes pour l’école, la grève du 10 février, les manifestations du 19 mars et le rassemblement à Nevers à l’occasion du Conseil départemental de l’Éducation Nationale, les syndicats de la FSU appellent à continuer la mobilisation pour l’école et pour l’avenir des élèves de ce pays. Cela passera par les actions au côté des parents en lutte pour le maintien d’une classe dans leur école, comme par des actions nationales (le 11 et le 18 mai sont déjà dans l’agenda revendicatif).

Dernier point que la FSU voulait aborder aujourd’hui (mais il y en aurait tant d’autres à développer ! ) : le gel des salaires des agents de la Fonction publique et la poursuite de la politique indemnitaire et au mérite. Après la réforme des retraites et l’augmentation des cotisations retraites (une journée par mois de salaire en moins à terme), cette annonce va encore aggraver la baisse du pouvoir d’achat et creuser les inégalités de salaires entre les hommes et les femmes (de 15 à 20%) et entre les fonctions publiques, pénalisant les plus faibles catégories. Le développement des heures supplémentaires, les mesures d’individualisation des carrières, le salaire au mérite laissent sur le bord de la route l’immense majorité des agents. Cela ne constitue pas une politique salariale juste. Ceci ne contribue pas non plus à rendre la Fonction publique plus attractive !
La FSU estime cette situation inacceptable.

Le 1er mai a toujours été un moment de convergence des luttes, des revendications, et des aspirations au progrès social. C’est le sens de notre présence ici, aujourd’hui mais c’est aussi le témoignage de notre action tout au long de l’année. Je vous dis donc à très bientôt dans la lutte.

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