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9000 à Nevers 1000 à Cosne ce 29 janvier

paru le vendredi 30 janvier 2009

Comme partout en France la mobilisation a été énorme dans la Nièvre.
10000 personnes salariés du privé, du public, retraités, privés d’emploi, lycéens, étudiants ont manifesté sous le soleil.
Dans l’Education ce sont plus d’un enseignant sur 2 qui étaient en grève (66% dans les écoles, 60 % dans les collèges, 50 % dans les lycées généraux et techniques et 33 % dans les lycées professionnels).
Dans un département laminé par les suppressions d’emplois, tant dans le secteur industriel que dans les services publics, rien de surprenant à cela et c’est un coup de semonce que Sarkozy et le gouvernement doivent entendre.

Sinon la réunion des organisations syndicales lundi doit aboutir à l’organisation d’un autre front unitaire.

Voir la vidéo du journal du centre

Discours FSU :
La crise qui a débuté en 2007 est beaucoup plus qu’une crise financière.
Le capitalisme mondialisé traverse une grave crise structurelle parce que l’exacerbation de sa logique de profit pour l’accumulation sans fin l’a conduit à sacrifier les deux piliers sur lesquels il s’appuie et dont il ne peut se passer : les humains et la nature.
Cette crise nous donne donc une légitimité pour mettre en avant d’autres valeurs : notre objectif étant de définir les principes d’une rupture complète avec ce système économique dominant.
Les politiques de sauvetage des banques sans pour autant se donner les moyens d’un quelconque contrôle, puis les plans de relance ne remettent pas en cause la logique de croissance prédatrice et d’accumulation sans limites.
Pour remettre la finance à sa place, il faut la création d’un pôle financier public européen, en partant des « nationalisations » menées par les gouvernements pour sauver les banques ; et la transformation profonde de l’architecture financière internationale, fondée en particulier sur une réforme radicale des institutions financières internationales et la suppression des paradis fiscaux.
Il nous faut aussi donner la priorité absolue sur le développement des biens publics mondiaux (éducation, santé, eau, ...) pour les soustraire à la marchandisation mortifère des biens et des services afin qu’ils soient produits et distribués selon une autre logique que celle de la rentabilité financière.
Mais ce n’est pas la direction que prennent nos dirigeants. Dans leurs multiples vœux, Sarkozy, Fillon... Bachelot à Nevers promettent que leur priorité c’est : l’Education ! la santé ! l’emploi ! la culture ! la recherche ! l’environnement ! les droits de l’homme ! ...et j’en passe. Pour qui nous prennent-ils ? Loin de revenir sur des choix qui ont amené la France là où elle en est, ils ont affaibli les acquis sociaux et les solidarités, ils poursuivent des « réformes » touchant des secteurs aussi divers que l’audiovisuel, la justice, le fonctionnement des institutions,... sans concertation et malgré des oppositions farouches.
Nombre d’entre elles ont pu mettre en difficulté le gouvernement, voire l’obliger à des reculs partiels. Dans l’éducation, la convergence des mobilisations des personnels, des parents et des jeunes a permis d’obtenir le report de la réforme des lycées et l’annonce concernant la moitié des postes RASED.
Mais l’ensemble des suppressions d’emplois prévues est maintenu ; ce qui va entraîner dans la Nièvre de nombreuses fermetures de classes et des effectifs élevés. Et les orientations d’une politique scolaire qui va à l’inverse de ce qui serait nécessaire pour lutter efficacement contre l’échec et les inégalités sont également poursuivies : la réforme de la voie professionnelle entraînera par exemple la fragilisation des élèves en difficulté, puisqu’elle limite les débouchés de formation pour le niveau CAP et supprime le BEP.
La création de nouveaux rapports de force à l’échelle nationale, européenne et mondiale est donc nécessaire, car les classes dirigeantes et leurs lobbies font tout pour défendre leurs privilèges. On le voit avec les atteintes aux droits et à la démocratie de la politique Sarkozy-Fillon.
Le mouvement d’action d’aujourd’hui est un premier coup de semonce pour dire que les salariés en ont conscience et ne l’acceptent plus.


Unis dans l’action pour gagner

Public-Privé : tous ensemble, tous ensemble !

Les cheminots étaient là pour le spectacle son et lumière

La FSU derrière sa banderole

A Cosne

Interdit de rater la manif

Henkel en tête

Eric à Cosne pour la FSU

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