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CDEN du 10 octobre 2019

paru le jeudi 10 octobre 2019 , par Olivier Crouzet

Transports

Le CDEN s’est ouvert sur la question des transports scolaires. Suite à la demande de la FSU en CTSD, une conseillère régionale Mme Massicot était présente en début de réunion pour échanger sur la question. La FSU y a porté les problèmes systémiques qui lui ont été confiés par les enseignants, et les parents d’élèves en s’appuyant sur des situations concrètes.
Une représentante des maires est aussi intervenue. Mme Massicot qui reconnaît les difficultés induites par la régionalisation tout en soulignant la gratuité des transports, a invité à faire remonter les situations au vice-président en charge des transports qui sera présent au prochain CDEN. La FSU a fait remarquer qu’il y a urgence à trouver des solutions, car certaines familles risquent de déscolariser leur enfant.

Les trois organisations présentes ont lu des déclarations centrées sur la souffrance au travail et le suicide de Christine Renon (directrice d’école dans le 93). La FSU et le SGEN ont aussi abordé la mise en place catastrophique de la réforme du Lycée. Le SNES-FSU a rappelé sa demande d’annulation des épreuves communes de contrôle continu de janvier (voir déclaration).
Le SGEN a rappelé sa revendication d’un statut pour les directeurs et directrices d’école. Pour le SNUIPP-FSU cela isolerait les directeurs des équipes pédagogiques et détruirait le collectif de travail dans les écoles. Il demande plus de temps de décharges, une aide au secrétariat et une reconnaissance salariale.

Rentrée 2019

Premier degré :
La DASEN a fait remarquer que les écoles du département ont perdu 16% de leurs effectifs en 10 ans en notant toutefois que la baisse était moins forte que prévue cette année. La DASEN a annoncé avoir mis en place une expérimentation du dédoublement des grandes sections dans une école REP du département : Blaise Pascal en prémisse de l’an prochain.

La DASEN a évoqué l’avenant à la convention « Faire vivre l’école en Nièvre » signé par les collectivités locales qui est censé comme la convention anticiper les problèmes liés à la baisse démographique. La Préfète a rappelé que l’école et le collège étaient un élément structurant du territoire.
L’UNSA a demandé à être associée à la réécriture de l’avenant.
La FSU a pointé certains effets néfastes de la convention. L’objectif affiché et repris dans l’avenant de rapprocher les élèves du cycle 3 des collèges, a bien souvent conduit à fragiliser des écoles et à amplifier localement la baisse démographique séparant les fratries.

La DASEN a évoqué les résultats des évaluations nationales en CP-CE1. La FSU est intervenue pour signaler que la participation demandée aux membres des RASED lors des passations avait déjà largement entamé l’enveloppe des frais de déplacement. La DASEN a pris note du problème et s’est engagé à voir ce qui peut être fait.

ASH :
L’ASH a fait ensuite l’objet d’une présentation en raison de la mise en place des SEI (Service dédié à l’Ecole Inclusive) et de 8 PIAL (Pôle Inclusif d’Accompagnement Localisé) dans le département (inter-degré ou second degré) qui vont gérer les AESH de leur périmètre.
La FSU est intervenue en rappelant qu’elle avait signalé au dernier CTSD que le service demandé à certains AESH n’était pas conforme au cadre d’emploi (parfois 80 euros de manque à gagner par mois pour un AESH), et qu’elle s’était adressée au Rectorat qui avait indiqué que les situations problématiques seraient corrigées. La FSU a demande quand les contrats seront revus.
La DASEN a indiqué que la nouvelle secrétaire générale était chargée de traiter ce problème et qu’aucun(e) AESH ne serait lésé(e)s.
La FSU est intervenue sur le fait que les notifications de la MDPH concernant chaque élève n’étaient souvent pas respectées en termes de volume horaire d’accompagnement. La DASEN a dit qu’elle avait choisi d’accompagner tous les élèves en situation de handicap, même si cela induit une couverture partielle au regard des besoins plutôt que de couvrir en totalité les notifications de certains et de ne pas accompagner les autres (NDLR : l’enveloppe financière pour l’accompagnement étant limitée).
La FSU a noté que dans la présentation 91 élèves en situation de handicap étaient en attente de place en IME. L’IEN ASH a indiqué que ces élèves étaient souvent scolarisés en ULIS.

Second degré :
La DASEN a pointé une perte de 8% des effectifs dans les collèges du département en 10 ans et indiqué que cette année les collèges avaient perdu 195 élèves en cette rentrée.
La FSU a indiqué que les moyens par élèves des collèges du département alloués par l’Etat n’étaient pas suffisants en expliquant que la baisse démographique obligait une augmentation de ces moyens par élèves pour garantir la même qualité de scolarisation (dans le premier degré ces moyens ont augmenté). Elle a expliqué que cela conduisait a faire des classes allant jusqu’à 30 élèves.
La DASEN a reconnu l’existence de classes à 30 élèves mais a mis en parallèle l’existence de classes peu chargées. La FSU a rappelé que dans un petit collège un élève qui commençait en sixième dans une classe à 30 élèves allait se trouver durant toute sa scolarité dans une classe chargée.

La DASEN a ensuite présenté les résultats des évaluations nationales en sixième et en seconde en expliquant que cela permettait aux enseignants de mieux situer leurs élèves pour mieux prendre en charge leurs difficultés.
La FSU s’est inscrit en faux contre cette information, car les éléments portés à la connaissance des enseignants suite à ces évaluations sont tellement vagues que cela ne permet pas d’avoir une vision précise des points forts et des points faibles de leurs élèves pour agir efficacement en remédiation dans leurs cours. Mme Ducreux a bien entendu notre argumentaire sur ce sujet et s’est engagée à faire remonter l’information (ministère de l’Education Nationale ).

Des statistiques ont été présentées sur les taux d’orientation post troisième et au lycée, ainsi que sur les taux de réussite dans les différents diplômes. La FSU a souligné que la baisse des taux d’orientation en seconde vers les bacs technologiques confirmait les analyses du SNES-FSU qui pointé l’affaiblissement de la voie technologique qu’entraînait la réforme du lycée, ces élèves détournés de la voie technologique vers la voie générale par la réforme du lycée risquent de peiner à suivre dans la voie générale et perdrons la possibilité de s’orienter vers les DUT puisque Parcoursup donne la priorité aux élèves de la voie technologique sur les élèves de la voie générale pour les DUT.

Concernant les SEGPA, la FSU a demandé que soit revu les projets de réduction des capacités d’accueil des SEGPA sur la Nièvre. En effet, sur l’agglomération de Nevers le constat de rentrée laisse apparaître un nombre très faible de places vacantes alors qu’il est prévu de réduire fortement les capacités d’accueil de la SEGPA de Varennes-Vauzelles (un tiers en quelques années). Ces quelques places vacantes sont utiles pour permettre l’accueil d’élèves en fin de sixième comme le permet la réglementation, et la réduction envisagée conduira à des listes d’attentes pour des élèves orientés en SEGPA.

Nomination de DDEN et modification des horaires d’écoles

Le CDEN a ensuite acté la nomination de 6 DDEN, et la modification des horaires des écoles primaires de la Machine et de Dornes, et de l’école maternelle de Guérigny.