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CDEN du 15 février 2019

paru le vendredi 15 février 2019 , par Webmestre FSU58

Le CDEN de repli n’ayant pas besoin de quorum, la participation à ce CDEN a été plus que clairsemée. La délégation de la FSU a encore une fois assumé son rôle puisqu’elle était (hors organisation à représentation unique) la seule à être complète.

Pour information, la Fédération des Conseils de Parents d’Élèves a, entre autre, dénoncé la hausse du nombre de conseils de disciplines dans le second degré en déplorant que tout ne soit pas fait pour aider les élèves en difficulté.

Carte scolaire premier degré
Après avoir dit ce que nous pensions de la politique de Mr Blanquer, de la petite section obligatoire à 3 ans à la situation de l’université en passant par les CE1 à 12 non compensés, la réforme du lycée contestée de tous côtés - parents, élèves, enseignant.es- et celle de l’enseignement professionnel ou la suppression de SEGPA, les délégués FSU ont rempli leur mission de défense des personnels en apportant les arguments qui devraient permettre à la directrice académique de conserver (ou de regretter) certains postes qu’elle compte fermer.
L’inspectrice d’Académie ne fera pas de fermeture d’école, la dotation étant nulle,. Elle continue d’appliquer la convention Nièvre qui permet d’envoyer les CM1 et les CM2 dans l’école « centre ».En novembre dernier, 27 situations étaient observées et seules une dizaine sont étudiées lors de ces opérations de carte scolaire.
95 % des élèves de 3 ans sont actuellement scolarisés. La baisse de la natalité est continue. A la question de la FSU sur quels sont les 5 % qui ne sont pas scolarisés, la réponse a été évasive (« école à la maison »). Il y a du travail pour faire appliquer la future loi.
Imphy, la fermeture est justifiée du fait des effectifs selon la DASEN mais garde un ½ poste dans le cadre du dispositif de coordinateur et un poste de PMQC.
Un quart du temps des PMQC sera auprès des enseignants pour jouer les « VRP des maths ». Nous préférerions de la formation en mathématiques. La DASEN a dit avoir entendu nos remarques précédentes et nous a rassuré en affirmant que les maître.sse.s PMQC garderont leur mode de travail (devant élève, co-éducation...) mais en insistant sur le domaine des mathématiques sans éparpillement dans beaucoup d’écoles. Ils pourront être amenés à mener un projet particulier dans une autre école que leur secteur initial.
Nous ne nous sommes pas appesantis sur le dédoublement des CP et CE1.
Une annonce : deux jours et demi de formation pour les directeur.rice.s d’école sur le sujet des élèves à difficulté de comportement sont envisagés.
La DASEN a fait une offre de formation pour les ATSEM sur le même thème que les enseignants « émotions en maternelle ». Nous avons soulevé les problèmes pour que les personnels concernés puissent réellement suivre celle-ci. Il reste du travail.

Après avoir indiqué qu’elle n’apporte aucune modification à ces propositions depuis le CTSD, l’Inspectrice d’Académie dit qu’elle regardera toutes les situations, maintenant et à la rentrée.
Sur le secteur de Champvert/Verneuil, nous avons annoncé à nouveau une prévision d’effectif de 27 élèves dont 3 seulement petites sections. Comme les parents le disent, des fratries partiront si la classe est fermée du fait de la crainte des parents d’un accueil mal adapté. Mme la directrice académique fait le parallèle avec Ville-Langy qui malgré la fermeture de classe n’a pas vu de fuite d’élèves ou de fratries vers La Machine.
A l’école d’Imphy Beuche, nous nous sommes fortement inquiétés du sort des habitants du haut d’Imphy qui s’inquiètent d’une éventuelle fermeture d’école dans un avenir plus ou moins proche. Mais la DASEN ne veut pas prendre en compte les élèves des communes extérieures... que ce soit à Imphy ou Decize.
En tant que représentant du SNUipp-FSU, Karen Gauchot a insisté sur la conscience et l’intérêt des élus, des habitants de Champlemy pour leur école car participant de la dynamique de leur territoire.
La présidente de la FCPE départementale s’est étonnée de voir encore une proposition de fermeture à l’école maternelle Lucette Sallé alors que le représentant de la municipalité qu’ils ont rencontré leur avait dit qu’il n’y aurait pas de fermeture puisque la commune réviserait la sectorisation de ce quartier.
Les représentantes des maires (même s’ils n’étaient que deux) ont aussi insisté pour que les classes soient gardées pour la préservation du service public d’Éducation sur tout le territoire.
Mme la directrice académique donnera sa décision définitive mardi.

Rentrée dans les collèges
A la demande de la DASEN de commentaires sur les prévisions d’effectifs dans les collèges, Olivier Crouzet, notre délégué (SNES-FSU), a rappelé que les prévisions de la DSDEN pour la rentrée 2018 étaient minorées d’une centaine d’élèves et qu’on pouvait donc mettre en doute ceux de 2019.
Il a continué en déplorant que le département rende 90 heures au lieu des 30 heures qu’il aurait dû rendre au titre de la démographie. Cela a des conséquences comme le financement complet des structures. Des collèges (comme Pouilly) perdent des heures alors qu’il conserve leur nombre d’élèves (entre la rentrée 2017 et la rentrée 2019, le collège de Pouilly perd 5% de sa dotation alors que son nombre d’élèves augmente de 4% et que son nombre de classe reste inchangé). Notre réseau de collège coûte car il y a des niveaux avec très peu d’élèves (et des mesures pour les enseignants du fait de leur déplacement). Il conclut en demandant que notre département ne soit pas comparé avec les mêmes critères que les autres départements et que les arbitrages du rectorat doivent tenir compte de la réalité. Des niveaux stabilisés peuvent permettre de stabiliser les compléments de service. Par contre les compressions d’heures prévues dans certains collège ont des conséquences sur les apports culturels comme les heures de latin ou de chorale. L’ambition scolaire s’en trouve réduite.
Mme L’IA annonce la création d’une ULIS Troubles des Fonctions Cognitives au collège d’Imphy.
M. Gien présente la baisse des heures de SEGPA comme une demande du ministère. Chateau-Chinon et Varennes-Vauzelles en feront les frais (pour cette dernière, le collège de Fourchambault devrait pouvoir accueillir les élèves en déshérence, nous sommes plus dubitatifs). Ce sont ainsi deux fois 32 places de SEGPA qui vont disparaître dans les années à venir.
A la FSU nous avons affirmé notre désaccord avec la volonté de faire converger notre moyenne d’élèves en SEGPA avec la moyenne nationale. A Château-Chinon la réduction horaire a été réduite constamment depuis quelques années et la prochaine dotation ne permet pas de fonctionner.
Nous avons aussi pointé un certain nombre de désaccords dans les prévisions au collège des Loges. Mme la directrice académique regardera cette situation avec acuité.

P.-S.

Diverses informations
L’école de La Fermeté rejoint les écoles passant à 4 jours. Il ne reste plus que Sauvigny-les-Bois.

Champvoux rejoint le rpi de la Marche, raveau