Accueil > Instances de concertation > CDEN > Déclaration de la FSU au cden du 9 mars 2006

Il y a un an nous attirions l’attention du CDEN sur les conséquences dramatiques qu’amènerait les baisses de moyens pour l’Education Nationale dans la Nièvre. Nous ne pensons pas nous être trompés, les mesures présentées aujourd’hui ne feront que les aggraver inexorablement. C’est pourquoi nous avions décidé de ne pas siéger la semaine dernière.
Dans le premier degré nous devons rendre 12 postes pour une prévision de 116 élèves de moins. Pour comparaison il y a actuellement un poste pour près de 17 élèves. Si nous regardons les propositions de M. l’Inspecteur d’Académie, nous voyons que la maternelle et les postes non chargés de classe pourtant tout aussi nécessaires à la réussite des élèves sont les principales victimes des fermetures envisagées.
Dans le second degré, la politique générale vise là encore à retirer des moyens d’enseignements dans les établissements. Cela remet en cause la diversité et la qualité de l’offre de formations.
Dans les collèges, on supprime 6 postes pour une perte de 37 élèves, soit un poste pour 6 élèves, ce qui revient à supprimer un volume horaire correspondant à plus de trois classes pour je le répète seulement 37 élèves en moins. Dans les faits, cela conduit à un nombre important de classes chargées (la moitié des classes de sixième auront 25 élèves ou plus à la rentrée).
Dans les lycées, plusieurs dizaines de postes sont supprimés à la rentrée, et là aussi les classes seront surchargées. On annonce dans plusieurs établissements des secondes à 35 élèves. Sur plusieurs bassins, des formations sont supprimées et certaines n’existeront plus dans le département. Les lycées ruraux comme Clamecy et Decize sont particulièrement touchés, ainsi que le lycée Jules Renard qui perd à lui seul 11 postes.
Quels sont les objectifs poursuivis par l’administration ? Veut-on envoyer se former hors du département encore plus d’élèves alors que l’on sait que très peu reviennent dans la Nièvre ?
Veut-on supprimer les lycées ruraux comme Clamecy, Decize ou Varzy au risque de conduire encore plus d’élèves à cesser leurs études ?
Quand on sait l’importance de la formation pour trouver un emploi, on peut raisonnablement se demander si de telles mesures ne vont pas coûter plus cher à la collectivité.

Pour conclure, nous regrettons que le débat se résume à trouver comment gérer l’absence de moyens.