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Discours du 1er mai de la FSU 58

paru le mardi 1er mai 2012 , par Webmestre FSU58

2500 personnes ont défilé dans les rues de Clamecy, Decize, Cosne et bien sûr Nevers. La réponse à ceux qui veulent voler le 1er mai a donc été cinglante et la FSU remercie celles et ceux qui se sont déplacés.

Discours

Et bien voilà ça y est ! Sarkozy a réussi. La division est partout.
Et l’espoir porté par le vote du 22 avril s’est voilé d’une teinte brune.
Au moment même où la politique menée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy a été nettement rejetée, le Front National continue de surfer sur la crise et le sentiment d’inquiétude face à l’avenir. Mais c’est bien la politique xénophobe et sécuritaire de Nicolas Sarkozy qui a légitimé le vote Le Pen.
On mérite pourtant mieux qu’un président qui a tout massacré en 5 ans : emplois, services publics, sécurité sociale, environnement, il ne nous a rien épargné.
On mérite mieux qu’un président qui ne nous promet que de nouvelles régressions, qui continuera à démanteler notre modèle social, à augmenter les prélèvements les plus injustes comme la TVA, à fermer les hôpitaux, les tribunaux, les écoles.
La FSU considère qu’une réelle rupture est une nécessité
La FSU appelle à la construction d’alternatives, en France comme en Europe.
Mais en premier lieu, nous devons nous adresser à ceux qui ont déposé un bulletin de vote Le Pen.
Il n’y a pourtant rien dans le programme réactionnaire du Front National qui pourra régler les problèmes des salariés. Au contraire, c’est la chasse aux chômeurs, aux syndicalistes et aux immigrés qui nous est promis, ce sont les fonds de pension comme solution pour les retraites, c’est la libéralisation du temps de travail qui est à l’opposé de ce qui a fondé les rassemblements du premier mai. Et comme si cela ne suffisait pas, les mesures pour la natalité, contre le droit à l’avortement ne visent qu’une chose : le retour de la femme à la maison.
Alors partout dénonçons sans relâche le caractère mensonger et nocif de l’extrême-droite.
Dans un monde en profondes mutations, alors que les évolutions de la société supposent des besoins nouveaux, il faut au contraire apporter de nouvelles réponses aux questions de l’emploi, du pouvoir d’achat, de la protection sociale, de l’environnement. Et cela passe par le partage des richesses et le développement ; cela passe par l’amélioration des services publics.
Et quel que soit le vainqueur des prochaines élections, la nécessité d’un rapport de force social sera toujours d’actualité pour imposer la réalisation de nos aspirations, de nos revendications syndicales.
Ces 5 années de gouvernement refusant tout dialogue nous interrogent. Pourquoi le mouvement syndical n’a-t-il pas pu empêcher cette politique pourtant largement rejetée par la majorité des salariés ? Comment un président de la république peut-il utiliser le premier mai à ses propres fins en foulant aux pieds les valeurs de fraternité pour d’autres beaucoup moins reluisantes ?
Même si la diversité syndicale est démocratique et utile, la recherche d’une plus grande unité devra être une priorité du mouvement syndical dans les années à venir.
Pour conclure, rappelons-nous que pour combattre la xénophobie et le racisme, pour préserver et développer les acquis sociaux, pour que la démocratie l’emporte, plus que jamais l’unité des salariés, des jeunes, des chômeurs et des retraités est la meilleure réponse.
On lâche rien.

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