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Discours intersyndical du 7 septembre 2010

paru le mardi 7 septembre 2010 , par Webmestre FSU58

11000 personnes se sont rassemblés aujourd’hui à Nevers et 1200 à Cosne. C’est plus que le 24 juin.

Il est temps pour le gouvernement d’entendre les français et de retirer son projet de loi pour maintenant ouvrir des négociations sur l’avenir des retraites.

Vous n’êtes pas résignés ! La puissante mobilisation d’aujourd’hui le montre. Le gouvernement comptait là-dessus et bien vous lui avez répondu et de la meilleure des façons.
Rien n’est joué !
Les organisations syndicales vous le disaient avant, et aujourd’hui c’est vérifié puisque le gouvernement a timidement amendé son projet de loi.
Les situations de la pénibilité, des carrières longues et des polypensionnés seront donc un peu moins pénalisées. Mais on est loin du compte et sur le fond la réforme reste injuste.
En effet, qu’en est-il des bornes d’âge ? les 62 et 67 ans !
Qu’en est-il du financement ?
Qu’en est-il des inégalités femmes-hommes ?
Qu’en est-il de l’emploi des jeunes et des séniors ?
C’est sur tous ces points que nous disons que ce projet n’est pas le bon et qu’il en faut un autre. Que les premiers pas consentis doivent être suivis par un autre beaucoup plus important.
Si le parti du fric, des marchés financiers, des gros actionnaires, si les amis du Fouquet’s ne l’entendent pas comme cela, alors nous continuerons à être présents partout, où il le faudra et le temps qu’il faudra.
Le faible coût de la protection sociale en France, l’augmentation colossale des richesses produites et de la productivité - et donc des dividendes redistribués aux actionnaires - sont autant de vérités qu’il faut crier haut et fort, pour contrer celle - idéologique - qui veut faire porter sur les cotisations sociales toutes les causes de la crise actuelle.
Nous disons au contraire que la justice sociale, mais aussi la performance économique, demandent d’autres choix pour des retraites plus solidaires en mettant d’avantage à contribution les hauts revenus et les revenus du capital. Elles demandent également une réelle politique de maintien et de création d’emplois dans les secteurs privé et public.
Cette journée doit être entendue par le gouvernement et le patronat. C’est toute la politique pour laquelle le MEDEF mandate ce gouvernement qu’il faut abandonner. La démission du ministre auteur de cette réforme -qui-plait-tant-aux-riches, ne suffirait pas.
Il est possible d’inverser les choix actuels, de mieux répartir les richesses. C’est indispensable pour contribuer à plus de justice sociale, plus d’égalité, de solidarité et de progrès social. Notamment en supprimant la défiscalisation des heures supplémentaires ; ce qui équivaut à 16 000 emplois non créés ; et donc autant de cotisations sociales non perçues .
L’annonce par le Président de la République de l’abandon de certaines mesures antisociales comme l’interdiction du cumul pour les étudiants de l’Allocation logement et de la demi-part fiscale pour leurs parents montre bien la crainte d’une mobilisation générale.
La façon dont le Président de la République a jeté à la vindicte publique des catégories entières de population : Roms, Gens du voyage, Français d’origine étrangère, parents d’enfants délinquants etc., montre bien son affolement et son intention de faire passer au second plan le projet de loi sur les retraites qui, lui, attaque directement tous les salarié-e-s. La bonne vieille tactique du bouc émissaire pour tenter la diversion ne marchera pas cette fois !
Des étudiants aux retraités. Des chômeurs aux paysans. Des salariés du public aux salariés du privé. Ensemble nous pouvons être plus forts et gagner !
Dès demain nos organisations syndicales se rencontrent pour à la fois faire le bilan de cette journée et vous proposer d’autres initiatives unitaires jusqu’à ce que nous gagnions !

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