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A l’initiative de la FSU, plus de 400 personnes ont réfléchi, le samedi 4 octobre 2008, à ce que doit être la formation des enseignants pour l’école d’aujourd’hui et celle de demain.

Si l’assistance était principalement composée de formateurs et de professeurs des IUFM et de l’Université, de nombreux enseignants du 1er et du 2nd degré, des étudiants et une petite délégation de la FCPE s’étaient déplacés aussi.
Le nécessaire état des lieux et le bilan contrasté des IUFM ont principalement pointé le manque de recherche et l’abandon progressif de la formation continue dans les IUFM, lesquels ont été causés par les pouvoirs politiques en place plus que par une volonté des professionnels.... En 1993, François Fillon, alors ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, refusait absolument que de la recherche y soit développée, ou alors de façon « à ce que cela ne se voit pas ! » Quelle ambition pour la formation des maîtres...

Sept ateliers de discussion thématiques ont relevé le défi d’une première réflexion de fond sur ce sujet.
Les débats ont été foisonnants et quelques points de convergence ont pu se faire jour à la fin de la journée entre tous les participants.
- Chacun est d’accord pour demander une réelle démocratisation de l’accès au métier(par des pré- recrutements par exemple.), ce que ne permet pas le projet du gouvernement tel qu’il est présenté.
- Le problème des formations spécifiques est à prendre en compte dans le même temps que les formations plus générales et non à repousser dans un « plus tard » un peu méprisant.
- Si un accord s’est fait sur la pré-professionalisation, c’est plutôt sur une formation professionnelle progressive de la 1ère année de licence à la deuxième année de master. Elle se ferait à partir de stages d’observation jusqu’à des stages en activité réelle d’enseignement et cela d’une manière collective. A l’issue des 5 années, deux autres années seraient réservées pour des stages en véritable situation d’enseignement avec la responsabilité ponctuelle de la classe par des enseignants recrutés mais toujours considérés en formation.
- L’idée du co-pilotage de la formation des maîtres entre l’Université et l’IUFM paraît intéressante, toutefois la question se pose de la structure effective de l’IUFM au sein de l’Université ainsi que de ses contours : quelle place à l’IUFM dans cette nouvelle configuration ?
D’autres interrogations demeurent : Former des maîtres, est-ce un métier spécifique ? Quels rapports entre les compétences dites transversales (pour faire vite, la pédagogie) et les compétences disciplinaires ?

Les actions proposées sont :
- L’exigence d’un autre calendrier que celui du ministre Darcos : comment imaginer mettre en place une formation des maîtres avec tout le sérieux nécessaire en 6 mois et dans une telle précipitation ?
- Le besoin incontournable de travailler ensemble.
- L’absolue nécessité de faire comprendre, à l’opinion publique et aussi dans nos propres rangs, que le métier d’enseignant est un métier comme les autres : il s’apprend et autrement que par imitation...
- La démultiplication de ces Etats Généraux dans les régions avec les parents, les conseillers-psychologues, les inspecteurs,.....
- La diffusion et la signature de l’Appel : http://www.uneecole-votreavenir.org/