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Le scenario est mauvais

paru le jeudi 16 février 2017 , par Webmestre FSU58

Bizarre que le conseil départemental vote une motion à l’unanimité pour demander à la ministre de l’Educ, le maintien du nombre de postes car c’est ce que nous avons ... Bizarre que les députés et sénateurs s’élèvent avec véhémence contre ce projet car tout était dans la Convention qu’ils ont signée ...

D’emblée, le Préfet qui présidait lui-même cette instance donne le ton : dur, cassant voire un brin désobligeant nous enjoignant à siéger en ayant à l’esprit " la finalité (...) dans un département qui "n’est pas encore en reconquête de son attractivité ". Quand lui s’exprime, c’est pour " formuler le voeu d’être dans la modernité d’une démarche participative et non de posture ".

Le Directeur indique que les 18 fermetures annoncées ne seront "bien sûr" pas effectives et qu’il tiendra compte des efforts des uns et des autres dans leur volonté de travailler ensemble contrairement à ceux qui ferment les yeux en espérant que la fermeture va tomber chez le voisin sans préparer l’avenir ...
Le DASEN indique qu’ " il faut regrouper les élèves d’un même âge pour qu’ils puissent travailler avec leurs pairs, nous dépeignant les inconvénients d’une classe à 7 niveaux" ... flop : le hasard a voulu que trois personnes parmi l’assemblée aient ce vécu et en soient heureuses ... !

Déclarations des organisations syndicales présentation, diaporama sur les évolutions d’effectifs, nos sommes enfin entrés dans les détails à 17h10
La FSU a donc été dans la posture qui consiste à dire que nous ne voulons pas de ce schéma impulsé par la Convention. A la FSU, nous disons que ce n’était pas la peine d’organiser une COP 21 à grand bruit pour mettre aujourd’hui des enfants dans des transports scolaires sur les routes de la Nièvre et craignons le risque de déscolarisation des plus jeunes. Ce n’était pas la peine de parler des rythmes de l’enfant pour mettre les élèves dans des cars pendant 3/4 à des horaires calés sur le collège. Il s’agit toujours de circuits et il est erroné d’évaluer la distance au cordeau.

Sur les conseils de Mr le Préfet (!), nous avons gardé à l’esprit, l’intérêt général sauf que nous ne mettons pas les mêmes réalités derrière les mots. La présence des services publics, une école de proximité, des petits effectifs gages de bonnes conditions de scolarisation sont assez rapidement balayés. Le DASEN ne laisse toutefois rien transparaître de ses intentions, scrute néanmoins les évolutions des effectifs ...

Durant ce mois, de beaux élans de solidarité et d’entraide ont vu le jour : des collectifs de parents, des collègues non concernés directement par les mesures de carte scolaire qui se mettent néanmoins en grève ainsi que des ATSEM, des AESH.
Entre deux maux, il faut choisir le moindre : mieux vaut "sauver" un RP que d’imposer un PMQC ; mieux vaut laisser un poste en REP que de créer un poste de mission de sécurité ; mieux vaut laisser une ULIS que de risquer de voir arriver des élèves en situation de handicap qui ne pourraient être scolarisés par manque de place et se retrouveraient en classe ordinaire sans AVS puisqu’il n’y en a plus. (Mr Gien nie cette éventualité)

La FSU déplore l’implantation des postes "plus de maîtres que de classes" dans des écoles où ont lieu des suppressions au risque de les rendre impopulaires alors que c’est un dispositif très pertinent. Nous avons demandé si le DASEN avait un quota à utiliser ; la réponse étant négative, cela signifie qu’il dispose d’une certaine latitude.

Nous avons aussi dénoncé le fait que certains postes (maître référent, coordonnateur d’ AVS, postes CASNAV) dont l’utilité est, par ailleurs, grandement avérée, soient pris exclusivement sur la dotation du premier degré alors qu’ils interviennent aussi ou exclusivement dans le second degré ...
Et que dire du poste "sécurité dans les écoles" ? A cet égard, la FSU au niveau national a dénoncé cette autre anomalie auprès du Cabinet de la ministre de l’éducation nationale et qui grève le capital postes du premier degré. A suivre ...

En bref, au risque d’être taxée de nostalgiques, nous optons résolument pour le maintien des petites écoles parce qu’elles structurent la société nivernaise ; nous estimons que les écoles de Nevers ciblées à nouveau méritent un répit car elles ont subi un traumatisme l’an passé et ont besoin de temps pour trouver une sérénité.

La DSDEN nous conseille de nous réjouir de ce projet car les années à venir ne sauraient être réjouissantes ... Le DASEN dispose de 15 jours pour annoncer les mesures définitives, les mesures provisoires d’ajustement ne pouvant être qu’à la marge. Ce sera donc pendant nos vacances ...

Votes contre : unsa : 2 fsu : 3 cfdt : 1 Fo : 1

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