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NON TITULAIRE : Où en est-on ?

paru le mercredi 13 septembre 2006 , par Noureddine Zakari

NON TITULAIRE : Où en est-on ?

Depuis plusieurs années la FSU réclame la disparition de la précarité au sein de l’Education Nationale et revendique avec force une politique ambitieuse qui assure la réussite de tous les jeunes et réponde aux besoins de notre temps. Mais le gouvernement reste sourd à ces attentes et poursuit obstinément une politique de régressions :
Aujourd’hui, sur 9847 contractuels, 54 % travaillent dans l’enseignement professionnel , sans compter les milliers de vacataires corvéables à merci et jetables à tout moment. Par rapport à l’objectif affiché, les engagements pris par le ministère, qui avaient pour objectif de titulariser la moitié des agents précaires, ne sont pas tenus.
Tous ces personnels sont indispensables au bon fonctionnement de l’Education Nationale, notamment pour assurer le remplacement, du fait de l’insuffisance de recrutements de titulaires. Et de lasuppression d’un grand nombre de postes de TZR.
Le ministère voudrait maintenant imposer un nouveau type de contrat à durée déterminée pouvant, sous certaines conditions , aboutir à un contrat à durée indéterminée.
Cela n’est pas satisfaisant :

- parce que de tels contrats mettent à mal le service public par le changement des modes de recrutement. Cette logique de contrats de droit privé, initiée par une directive européenne,
permet de justifier la diminution des postes de fonctionnaires.
- pour les MA, contractuels et vacataires qui, de fait, ne seront jamais des fonctionnaires titulaires.

La FSU exige du ministère la garantie du réemploi de tous les non titulaires sur des postes à temps complet et l’application (par les rectorats) des décrets les plus favorables en terme de
rémunération et de reclassement.
Elle exige que le ministère ne recrute pas de nouveaux personnels non titulaires, prévoit un contingent de titulaires remplaçants suffisant et s’engage rapidement dans la résorption de la précarité.

Pour cela, Elle réclame un plan de titularisation qui s’appuie sur :
- des concours adaptés à la diversité des situations, prenant en compte le parcours
professionnel de chacun
- et la mise en place d’une année de formation validée.