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paru le jeudi 6 juin 2013 , par Pascale Bertin

« On ne doit pas vivre dans le même monde. »
Nous ne pouvions qu’approuver l’assertion de Monsieur le Directeur Académique des services de l’Education Nationale qu’il a émise lors du CTSD de ce matin en réaction aux déclarations liminaires des organisations (cf. celle de la FSU ci-dessous).

Entre les organisations syndicales et le DASEN, le problème de perception est évident. Quand nous insistons sur les pressions morales et les injonctions subies par les collègues, quand nous expliquons les difficultés des directeurs d’école à assumer toutes les exigences répondant aux réformes en cours, quand nous relayons le ressentiment qui domine chez les collègues quant à l’arbitraire des décisions concernant la gestion du personnel (temps partiel, disponibilité, détachement dans le second degré, DIF, Postes adaptés, allègement de service...) , le DASEN reconnaît quelquefois un simple problème de forme mais assume complètement le fond de chaque décision. Par exemple, sur la question de la réécriture des emplois du temps des classes de découverte, il indique que l’on ne peut pas faire « n’importe quoi » tout en demandant à des collègues du travail supplémentaire sur des projets déjà validés.

La question du temps partiel à 80% est aussi symptomatique de l’absence de prise en compte du terrain. En effet alors que l’intérêt du service permettrait à des collègues de bénéficier enfin d’un droit légitime, c’est ce même intérêt du service qui leur est opposé ; face à cette fin de non recevoir, une motion votée à l’unanimité a exigé que ces demandes obtiennent un avis favorable.

L’ordre du jour nous a ensuite amenés à discuter des modifications apportées au nouveau règlement départemental des écoles. Non seulement ce projet ne cite pas tous les textes de référence mais de surcroit les ajouts qu’il contient ne sont que ceux qui semblent plaire au dasen. Par exemple la liaison école-collège est exigée par ce texte dit « transitoire » alors que la responsabilité des directeurs d’école lors des Temps d’Activités péri-scolaires n’est pas clairement définie. La FSU a proposé plusieurs modifications et souhaité un groupe de travail dans ce sens dès la rentrée. Soulignant les changements importants qui interviendront dans les conditions de l’exercice de notre métier, la FSU a demandé que la Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail soit consulté ce qui par ailleurs aurait dû être le cas en amont. Il sera donc réuni le 21 juin.
Nous avons aussi évoqué une question récurrente que posent nos collègues directeurs, à savoir celle de la transmission des coordonnées des parents aux fédérations de parents d’élèves adresse postale ou courriel, téléphone etc) . Le DASEN se renseigne.

La FSU est dubitative quant à l’intérêt de l’amoncellement de paperasses, qu’il s’agisse des projets retoqués pour les classes de découverte, des « plus de maîtres que de classes » ou de l’avenant au projet d’école demandé pour la scolarisation des moins de 3 ans.

« Pour moi une classe de découverte, ce n’est pas n’importe quoi », « ouvrir les élèves sur une autre réalité que celle de la classe est quelque chose de très utile » sont des propos qui nous ont rassérénés ... les soucis rencontrés tiendraient donc plus à une question de formulation-présentation. Si un projet de cette nature s’inscrit dans le temps long, celui des Cahiers de Loire a fait l’objet d’une demande pressante. Y aurait-il deux poids et deux mesures ?

L’accueil des tout-petits a fait l’objet d’un débat au cours duquel nous avons mis le doigt sur le peu de temps dont disposent les collègues pour rencontrer les municipalités qui n’ont, pour la plupart, pas du tout connaissance de la circulaire ministérielle et de la spécificité de cet accueil ; au risque que les collègues se retrouvent en porte à faux avec leur maire et de faire de cet avenant une coquille vide. Mr Lépinard indique la venue de Mr Houchot, I.P.R. À l’automne ; nous suggérons que soient invités des représentants des municipalités, notamment, pour faire évoluer les mentalités.

Des documents récapitulatifs concernant les TAP, les PEDT et les APC nous ont été remis, l’intérêt étant de coucher noir sur blanc ce que nous savions déjà, à savoir un tableau qui permette de relever les disparités importantes tant du point de vue de la présence ou non de Temps d’Activités Péri-scolaires, de Plan Educatif de Territoire ou non et du placement des Activités Pédagogiques Complémentaires. Un bref rappel de la ciculaire au DASEN sur un nécessaire regard sur ce qui se pratique sur le temps préri-scolaire était judicieux car

Pont de l’ascension : une demande est adressée à la rectrice pour une harmonisation académique dans le premier et le second degré ; réponse attendue avant la fin de l’année scolaire !

Questions diverses toujours : celle des demandes d’ouvertures ; il semble que seule la mairie de Guérigny soit parvenue à la direction académique et pas encore celle de Saint - Benin ; dans l’une et l’autre, la barre des 26 « élèves de moyenne sera atteinte et les collègues ne voient pas d’amélioration significative, comme dans d’autres domaines d’ailleurs qui seront développés plus largement lors du CDEN du 7 juin.

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