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Service public : un choix de société

paru le vendredi 4 avril 2008 , par Jimmy Derouault

Dans sa logique de politique de rupture, le Président de la République a imaginé de transformer
radicalement les Services Publics en France. En mettant en place la RGPP, il affiche des objectifs
louables : « maîtriser et rationaliser les dépenses publiques tout en améliorant la qualité des
politiques publiques ». Mais en même temps, il décide de supprimer 160 000 fonctionnaires en 4
ans, dont 80 000 à l’Education Nationale sans avoir attendu d’analyser la qualité des services
rendus ni les besoins de la société. Il n’y a là pas de quoi être surpris puisque le Premier
Ministre, François Fillon, a annoncé : « La réforme de l’État supposera que chacun d’entre nous
accepte qu’il y ait moins de services, moins de personnel, moins d’État sur son territoire. »

C’est ainsi que plusieurs mesures, réformes, sont appliquées ou sont en voie de l’être dans tous les secteurs dépendant de l’Etat. Celles-ci entraînant dans les zones rurales une désertification encore jamais vue et absurde au moment où elles retrouvent des habitants.

Ainsi la fusion des différents services ministériels départementaux dans des services aux ordres du Préfet est une première étape avant la mise aux ordres du Préfet de Région des Préfets , instituant ainsi une ligne hiérarchique directe sous la coupe du Ministre de l’Intérieur.

Pour la Santé, la situation nivernaise est fortement dégradée. Fermeture de la maternité de Clamecy, spéculation à la clinique du Nohain de Cosne ne sont que les parties immergées de l’iceberg qui met à mal le système de santé dans notre département.

Les diminutions prévues des
effectifs d’enseignants et de personnels d’administration ne peut déboucher que sur une baisse
de la qualité de l’enseignement. Des classes surchargées et des enseignants obligés de faire de plus en plus d’heures supplémentaires ne permettront pas de travailler sérieusement à résoudre les problèmes qui existent pour un certain nombre d’élèves.
Moins d’enseignants, c’est aussi moins d’enfants de deux ans scolarisés en maternelle et moins
d’élèves dans les lycées techniques au profit de l’apprentissage.
Tous ces débats traversent les luttes en cours dans diverses communes nivernaises qui veulent garder leur classe.
Autre conséquence du désengagement de l’Etat le service public de documentation pédagogique est en danger dans le nord et l’ouest de notre département.

La FSU 58 est pour la modernisation des politiques publiques qui bénéficient aux citoyens, à tous les citoyens, sur tout le territoire français.