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Un CDEN pour répéter

paru le samedi 24 octobre 2009 , par Webmestre FSU58

Pas de représentant des parents d’élèves, peu d’élus ! Le conseil départemental de l’Education Nationale de rentrée a été surtout l’occasion aux délégués du personnel et à M. l’Inspecteur d’Académie de réitérer les débats du CTPD de la semaine dernière : RASED, scolarisation des 2 et 3 ans, suppression de 5 postes supplémentaires, situation du collège A. Billaut et assouplissement de la carte scolaire, démographie, EVS...

Néanmoins quelques discussions avec la vice présidente du Conseil Général, Mme Mongiat, ont cassé la monotonie de ce CDEN. Nous avons pu ainsi apprendre la future création d’une nouvelle cyberbase pour l’école primaire avec l’aide cette fois de la Caisse Nationale des dépôts et consignations. Un appel d’offre a été lancé qui sera examiné en complémentarité de l’existant créé par le Conseil Général.
Sur une question de notre collègue de la CGT, Mme Mongiat s’est dit attentive à la situation du CDDP de Château-Chinon mais dit ne pas avoir été interpellée sur la situation actuelle.
Les délégués de la FSU ont ensuite interrogé M. l’Inspecteur d’Académie sur le devenir d’un projet pédagogique dans le Morvan en danger car ne disposant plus des mêmes moyens qu’auparavant. Mme Mongiat a précisé que la participation du Conseil Général au début du projet était due au fait qu’il s’agissait d’un projet innovant, mais que 7 ans après il ne l’était plus. Quand nous avons demandé à M. l’Inspecteur d’Académie comment l’Education Nationale comptait pérenniser le projet, celui-ci a affirmé qu’elle ne le ferait pas puisque ce projet n’avait plus forcément lieu d’être : selon lui les enseignants sont tous habilités à la sortie de l’IUFM , les écoles possédent toutes maintenant au moins un ordinateur et il existe d’autres moyens de se mettre en réseau qu’en augmentant les rejets de carbone dans l’atmosphère ! Nous n’oublierons pas quand il s’agira de vouloir créer des réseaux d’écoles centralisées (ou de canton), quand on parlera des EPEP !

Enfin suite et fin du "feuilleton" du pont de l’Ascension. La proposition qui avait recueilli la majorité des voix au CTPD a là-aussi été retenue (pour cette année seulement) : les écoles feront le pont de l’ascension et travailleront le mercredi précédent, soit le 12 mai. Les collèges et lycées feront comme bon leur semblera mais sans augmenter les frais de transport.

P.-S.

Déclaration de la FSU 58
C’est au nom d’une amélioration du service public d’éducation que le gouvernement entend supprimer 16 000 postes pour la rentrée 2010. Ces suppressions s’ajoutent aux 13 500 de l’année dernière et aux 20 000 des deux précédentes années. Pourtant nous pouvons constater que des classes se retrouvent sans enseignant pendant des semaines ou alors avec un horaire réglementaire incomplet du fait de l’absence de titulaire ou de remplaçant sur le poste comme à Decize où les lycéens ont dû manifester pour se faire entendre. Ces problèmes demeurent d’actualité dans certains établissements où des postes restent non pourvus (par exemple aux lycées J. Rostand ou P. Bérégovoy). Dans la Nièvre nous voyons aussi la scolarisation des enfants de 2 ans diminuer de 25% en dix ans.
Est-ce ainsi qu’on améliore le service rendu aux usagers ?

Dans un contexte de baisse du recrutement d’enseignants et de suppressions de postes de remplaçants, pour palier le manque de personnels titulaires, on fait appel à des personnes précaires. Non diplômées, non formées, celles-ci ne resteront peut-être que quelques jours car elles n’ont aucune compétence pédagogique, ou viennent parfois de plusieurs centaines de kilomètres. Dans le même temps, les Titulaires de Zone de Remplacement sont principalement nommés sur des postes à l’année, il en reste trop peu pour assurer les remplacements.
Est-ce ainsi qu’on gère efficacement les ressources humaines ?

Les effectifs des classes de maternelle sont de plus en plus lourds et on accepte des classes à 29 élèves de 3 à 4 ans comme à Saint Martin sur Nohain. La prise en charge de la difficulté scolaire est mise à mal par la disparition des réseaux d’aide aux élèves en difficultés (encore 3 postes G supprimés en cette rentrée après les 5 de l’année dernière). Les réformes en lycée professionnel ont réduit l’offre de formation de 25%.
Est-ce ainsi qu’on améliore l’égalité des chances ?

La réforme de la formation des enseignants obligera les jeunes à financer leurs études un an de plus, avec à la clé une option pour la précarité.
Est-ce ainsi qu’on améliore l’entrée des jeunes dans la vie active ?

Les emplois précaires payés en-dessous du seuil de pauvreté se multiplient (on nous annonce 10 000 EVS supplémentaires dans l’Éducation Nationale) et n’offrent aucune perspective d’avenir faute de formation et de dispositifs d’insertion sérieux.
Est-ce ainsi qu’on construit une politique audacieuse en faveur de l’emploi ?

5 postes supplémentaires par rapport à la perte de 24 annoncée ont été retirés au département en cette rentrée sans discussion ni même annonce préalable. Les mutations des personnels ne sont plus contrôlées par les délégués du personnel. Des collègues sont sanctionnés parce que le directeur de l’école où ils exercent n’ont pas utilisé un fichier informatique spécifique.
Est-ce ainsi qu’on conçoit le dialogue social ?

Non décidément la rentrée ne s’est pas passé dans de bonnes conditions et ne semble pas s’annoncer meilleure l’année prochaine si les coupes budgétaires annoncées se confirment. C’est la raison pour laquelle la FSU appelle à la grève les personnels le 24 novembre.

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