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Un autre monde est possible

Marie-Hélène Bourdier de retour du FSM de Bamako

paru le lundi 13 février 2006

18 000 participants au forum social de Bamalo, 45 pays africains présents pour la première fois... un non évènement pour les médias français qui l’ont largement felégué à l’insignifiant ! ?

Il reste que, tant du point de vue de la teneur des débats que de la participation et de l’organisation (quel défi pour le 9ème pays le plus pauvre du monde que de mener à bien ce projet !), ce FSM marquera le mouvement altermondialiste.

De nombreuses convergences ont émergé des débats, en particulier sur la question des conflits armés et de la construction de la paix dans les sociétés africaines et dans le monde. Convergences dans les analyses des causes des guerres et des violences (causes à la fois externes et internes) et convergences dans les propositions de réponses à élaborer :
De nombreuses associations africaines oeuvrent quotidiennement pour la paix, la justice, la dignité, le droit de vivre de son travail et mise en valeur des ressources de son pays, dans des régions déchirées par des conflits ou en période d’après conflits, dans les zones où l’extrème pauvreté réduit l’existence à une lutte quotidienne pour survivre.

Des milliers de personnes, en particulier des femmes, mettent quotidiennement en action une culture de la paix (notamment en organisant des lieux où tout en apprenant l’hygiène, la conservation des aliments ou la lecture, chacune est encouragé à dire, à s’exprimé dans des conditions particulièrement difficiles et avec un grand courage en République démocratique du Congo, en Côte d’Ivoire, au Togo, au Cameroun, au Tchad, au Soudan, au Sahara occidental etc.

Aucours de nombreux échanges a emrgé l’idée de renforcer les liens entre "les producteurs de paix" de partout et d’écrire ensemble le "traité de paix" pour mettre fin à cinq siècles de dominaton et de pillage qui ont meurtri et divisé les peuples.

Nous avons décidé de travailler ensemble pour :
- une coopération au service des peuples entre l’Europe et l’Afrique,
- la réduction des dépenses militaires au profit des biens sociaux,
l’arrêt du commerce des armes,
- la fin de l’ingérence militaire des grandes puissances (en particulier de la France !),
- la lutte contre la profilération de toutes les armes, y compris nucléaires.

Nous demandons ENSEMBLE le respect du droit international, et que l’ONU ait les moyens de le faire appliquer.

Nous voulons mutualiser nos expériences pour mettre fin aux violences faites aux plus faibles, en particulier aux femmes et aux enfants, en encourageant concrètement partout l’éducation à une culture de la paix.